mardi 2 juillet 2013

Petit voyage en sérendipité

Le magazine Femme Majuscule propose, dans son numéro de mai-juin 2013, un dossier intitulé "Sommes nous trop connectés ?". Je vous le recommande chaudement, car il propose une réflexion étayée de plusieurs articles et interviews sur nos usages des outils des technologies de l'information et de la communication. Et je remercie Muriel Roos de la création de ce magasine, qui propose à la fois des articles de mode, société, art de vivre... tout en n'oubliant pas que les lectrices ont un cerveau ! En deux mots : émotion & réflexion.
Ceci étant dit, ce qui m'a attirée dans ce dossier est la réflexion qu'il m'a permis d'expliciter, quant aux modes de fonctionnement avec les Technologies de l'Information et de la Communication que je constate, tant chez moi, que chez les personnes avec lesquelles je travaille, jeunes, ados ou adultes.

Ces dernières années ont vu un glissement des usages des TIC, progressif et parfois rapide. 
Il y a bien longtemps que j'ai abandonné le carnet d'adresse papier, trop compliqué à mettre à jour et que j'ai adopté les systèmes en ligne, hyper-connectés et dont la confidentialité est sujette à caution…

Par ailleurs, dans mon métier de formatrice et d'ingénieure pédagogique, je fais régulièrement des recherches sur le Net, je compile des informations régulièrement en faisant du knowledge management ou de la curation. Enfin, il se trouve que faire des découvertes et des liens entre des éléments qui n'en avaient pas forcément à priori, est un de mes grands plaisirs...

Il y a un mot pour cela : la sérendipité


La recherche sur Internet mène, via les liens hypertextes, à une lecture en arborescence, qui peut engendrer des trouvailles.
A contrario, on peut également se perdre dans les méandres d'Internet, pour trouver des informations inutiles, voire fausses… On parle alors de zemblanité
L'un comme l'autre me semblent intéressants, dans la vision socio-constructiviste de Piaget : j'apprends de mes erreurs, car je reconstruit ma conception initiale, en intégrant ces nouvelles données (y compris les erreurs ou ce que je nomme des errements internetesques).
La limite que j'y pose est une limite de temps ! Je prévois une plage horaires dédiée à une recherche, et je m'y tiens.

Au passage, j'ai découvert le moteur de recherche oamos, qui propose des résultats mixtes : texte, image, musique… avec plusieurs présentations qui s'affichent successivement. C'est un outil très visuel, attractif, que je vais tester dans mon prochain créneau de sérendipité ;-)


Pour en savoir plus : cet excellent article d'Eva Sandry qui explore l'ouvrage d'Olivier ERTZSCHEID, et Gabriel GALLEZOT. « Chercher faux et trouver juste : sérendipité et recherche d’information. »